Procès Air France: peines légères et loterie judiciaire

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Trois des cinq salariés poursuivis pour violences aggravées contre des cadres d’Air France ont été condamnés à trois ou quatre mois de prison avec sursis. L’affaire de la « chemise arrachée » s’est dégonflée. Mais les éléments retenus pour condamner sont légers.

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Des amendes de 500 euros, trois peines de trois à quatre mois de prison avec sursis et deux relaxes. Le verdict est tombé dans le « procès de la chemise arrachée » d’Air France, et il remet ce dossier symbolique à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter. Oui, il y a eu des violences ce 5 octobre 2015, en marge d’un comité d’entreprise où la compagnie aérienne annonçait un plan de 2 900 licenciements. Mais la justice est bien incapable de dire dans quelles circonstances exactes le directeur des ressources humaines de l’époque, Xavier Broseta, et le responsable des vols long-courriers, Pierre Plissonnier, ont vu leurs vestes arrachées et leurs chemises déchirées.