Un suicide révèle un autre pan du scandale des prêts en francs suisses

Par

Cerné par trois prêts toxiques souscrits auprès du Crédit agricole, un dentiste mosellan s'est suicidé. Alors qu'il croyait que sa famille serait à l'abri, l'assurance décès souscrite ne couvre pas les centaines de milliers d'euros de frais occasionnés par la hausse du franc suisse depuis 2008.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 30 juillet, Christian Thiaville, un dentiste retraité de 62 ans empêtré dans le dossier des prêts toxiques en francs suisses, a mis fin à ses jours. Et son geste a précipité sa femme dans un nouvel épisode atterrant de cette affaire. Il ne pouvait pas le prévoir, mais en se suicidant, il a contraint sa femme à devoir payer très rapidement l’équivalent de 40 % du capital restant dû dans le cadre des prêts qu’il avait contractés. Des centaines de milliers d’euros que l’assurance ne couvre pas, malgré une assurance décès qui était censée couvrir 100 % du capital restant en cas de décès ou de perte totale et irréversible d’autonomie.