Carlos Ghosn part en cavale et dénonce une cabale

Par

Jusque-là assigné à résidence à Tokyo où il est sous le coup de quatre inculpations pour malversations financières, l’ancien PDG de Renault-Nissan a rejoint le Liban. Carlos Ghosn justifie sa fuite par sa volonté de ne plus être « l’otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité ». Depuis le début de l’affaire, il invoque un complot, ce qui lui évite de se confronter à la réalité des faits.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Si Carlos Ghosn nie fuir la justice japonaise, force est de constater qu’il a, à tout le moins, fui le Japon. Jusque-là assigné à résidence à Tokyo où il est sous le coup de quatre inculpations pour malversations financières, le magnat déchu de l’automobile mondiale a confirmé dans un communiqué transmis par ses porte-parole s’être réfugié au Liban. « Je ne suis plus l’otage d’un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité », a-t-il écrit. Mais, selon une interprétation qui lui est personnelle, il ne se serait pas soustrait à la justice nippone. « Je n’ai pas fui la justice, je me suis libéré de l’injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine. »