La retraite sans le sou des anciens religieux

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À 50 ans, Thierry a pris conscience que la communauté des Béatitudes, dans laquelle il avait vécu pendant des années, n'avait pas cotisé pour sa retraite. Lui qui s'est depuis éloigné du culte catholique a saisi la justice, car il a pour toute perspective une retraite lointaine et indigente. Son cas pourrait inspirer des milliers d'anciens religieux et religieuses et ainsi coûter des millions à la Sécurité sociale.

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Marseille (Bouches-du-Rhône), envoyé spécial.– Ce n’est pas le jugement dernier. Ni le dernier jugement sur le sujet. Pour Thierry, ancien membre de la communauté des Béatitudes, c’est cependant une décision de la plus haute importance que doit rendre le tribunal des affaires de sécurité sociale de Marseille. Quand il a reçu à 50 ans, comme tout un chacun, le relevé de ses droits à la retraite, il s’est rendu compte que les 17 années qu’il avait passées au sein de la communauté ne comptaient en rien pour sa future pension. Ce qui allait l’obliger à travailler jusqu’à un âge très avancé pour obtenir une retraite décente.