Santé : le «droit à l'oubli» oublie la plupart des malades

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Signé le 24 mars dernier, le protocole d’accord sur le « droit à l’oubli » a été salué comme un message d’espoir pour les malades du cancer, qui pourront ainsi éviter de payer des surprimes d’assurance toute leur vie. Le dispositif est au menu de la loi santé, examinée actuellement au Parlement. Un satisfecit général qui laisse perplexe un grand nombre de malades exclus du dispositif.

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En France, le Code pénal autorise une seule discrimination aux assureurs, celle sur l’état de santé. En clair, pour obtenir un prêt dans une banque, vous devez souscrire à une assurance, qui est censée prendre le relais du remboursement en cas de décès ou d’invalidité. Si l’on souffre d’une maladie au long cours ou que l’on a été malade dans sa vie, les assureurs considèrent que ce risque est multiplié et les surprimes s’accumulent. Devant les plaintes répétées des associations de patients, et notamment du lobbying très actif des malades du cancer, un nouveau protocole d’accord vient d’être signé dans le cadre de la convention AERAS (voir également sous l'onglet Prolonger).