Coronavirus: le drôle de «confinement» des militaires

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Alors que l’armée française a annoncé que quatre officiers de l’opération Barkhane au Sahel étaient infectés, les militaires sont « confinés » à 500 dans certains régiments, sans moyens d’hygiène et de protection suffisants. Face à la colère qui monte dans les rangs, le ministère des armées et les commandants d’unité tentent de verrouiller la communication.

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L’état-major français se serait sans doute bien passé de cette nouvelle : jeudi 2 avril, il a annoncé l’existence de « quatre cas confirmés d’infection par le coronavirus » parmi les soldats de l’opération Barkhane déployée au Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad). Le ministère des armées devait déjà composer avec plusieurs situations épineuses : le premier décès dans ses rangs (un employé civil du service d’infrastructure de la défense), également annoncé jeudi, la contamination de plusieurs employés à Balard – le Pentagone français –, ainsi que le respect très relatif des consignes de prévention au sein des régiments dans les premiers temps de l’épidémie (voir notre article du 21 mars).