En Nouvelle-Calédonie, Edouard Philippe joue la carte de la tradition

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Le premier ministre a entamé, samedi 2 décembre, une visite de quatre jours en Nouvelle-Calédonie. Entre rencontres politiques, moments de recueillement et cérémonies traditionnelles, Édouard Philippe veut s’inscrire dans la tradition de dialogue qui a permis d’installer la paix dans l’archipel depuis trente ans.

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Nouméa (Nouvelle-Calédonie), envoyée spéciale. – Dressé devant la grande case du Sénat coutumier, face à ses membres, Édouard Philippe écoute attentivement Gilbert Tein. Entre les deux hommes sont disposés des nattes, quelques billets, une médaille à l’effigie de Matignon… « On est content de vous recevoir, lui assure l’ancien président de la principale instance coutumière – et consultative – de Nouvelle-Calédonie. Nous vous recevons avec notre cœur. On vous regarde à la télé, vous nous intéressez parce que vous êtes un homme cultivé et sage. On sait que vous êtes quelqu’un de bien, le président vous a bien choisi. » Le premier ministre ne laisse rien transparaître, mais il est évident que les mots prononcés ce samedi 2 décembre, au premier jour de sa visite dans l’archipel du pacifique, sont très importants pour la suite.