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Mediapart dim. 25 sept. 2016 25/9/2016 Dernière édition

Ouvriers, employés, ces oubliés qui vivent la rage au cœur

4 janvier 2012 | Par Rachida El Azzouzi et Mathieu Magnaudeix

Dans les environs de La Ferté-sous-Jouarre, aux confins de la région parisienne, les classes populaires ont plus que le blues: la rage au cœur.

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«Avant, ici, c'était la campagne, dit une habitante. C'est presque devenu une cité-dortoir.» A la fin des années 1980, Crepoil n'était encore qu'un hameau cerné par les champs, tout au nord de la Seine-et-Marne. Depuis, ce village aux confins de la région parisienne, survolé à longueur de journée par les avions qui décollent de l'aéroport de Roissy, a accueilli les néo-ruraux: jeunes couples à la recherche d'une vie au vert, familles de la proche banlieue parisienne inquiètes de voir leurs enfants grandir au milieu des tours. Tous attirés par des prix de l'immobilier bien plus bas qu'à Paris et le rêve d'une maison rien qu'à eux, avec jardin et potager. Et tant pis pour les kilomètres: Paris est à 75 kilomètres en voiture, à 45 minutes en RER.