Une loi réformant la psychiatrie «avant l'été»

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À quelques jours de l'examen au Parlement du projet de loi sur l'hôpital, Roselyne Bachelot vient de recevoir des propositions visant à réformer la santé mentale. En décembre, Nicolas Sarkozy avait prononcé un discours à tonalité sécuritaire, engendrant la protestation des psychiatres. Marginalisant la question de l'hospitalisation sans consentement, la commission présidée par Édouard Couty juge «nécessaire» l'élaboration d'une loi, intégrant les «différentes facettes de l'accompagnement et des prises en charge des usagers, des familles et de leurs proches». Le ministère de la santé confirme qu'une loi sera présentée en conseil des ministres «avant l'été».

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Commandé avant le meurtre, à Grenoble en novembre dernier, d'un passant par un patient schizophrène, le rapport sur la santé mentale que le conseiller-maître à la Cour des comptes, Édouard Couty, vient de remettre à Roselyne Bachelot propose une réforme globale de l'organisation du secteur. La question de l'hospitalisation sans consentement, centrale dans le discours controversé de Nicolas Sarkozy à l'hôpital psychiatrique d'Antony le 2 décembre 2008, n'y est évoquée qu'à la marge.