Au procès Tron, «porter plainte pour viol, ce n’est pas une mode»

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Les auditions devant la cour d’assises dessinent les mécanismes de soumission mis en œuvre par le maire de Draveil pour obtenir des faveurs sexuelles de la part de salariées et d’élues. « Ce que je veux aujourd’hui, c’est être entendue, qu’on me dise : “On vous croit” », a lancé une des plaignantes.

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«Porter plainte pour viol, ce n’est pas une mode. Il y a dix ans, j’étais toute seule, et ça a été très, très compliqué », commence Virginie Ettel, se tenant bien droite face à la cour d’assises. La jeune femme entend ainsi répondre aux propos d’Albane Tron, l’épouse de Georges Tron, qui avait notamment déclaré ceci le 27 janvier : « Les accusations de viol, ça devient quotidien. Si on n’est pas accusé de viol aujourd’hui, c’est vraiment qu’on a raté sa vie ! »