Négationnisme et FN, une histoire intime

Par Valérie Igounet

Marine Le Pen tente d'imprimer l'idée que le négationnisme appartiendrait à l'histoire ancienne. Mais des propos du vice-président du FN Jean-François Jalkh sur la Seconde Guerre mondiale, exhumés la semaine dernière, constituent un nouvel épisode dont la candidate se serait bien passée. Il remet au jour les liens intimes entre un discours antisémite et le parti lepéniste.

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« Le problème des chambres à gaz, mais moi je dis qu’on doit pouvoir discuter même de ce problème. » La suite est du même acabit (1). Incontestablement, la phraséologie employée par Jean-François Jalkh, furtif président par intérim du FN (remplacé par Steeve Briois), reprend les items du négationnisme tout en se référant à l’un des idéologues centraux de cette propagande, Robert Faurisson. Apparu en France en 1948, le négationnisme nie le génocide des Juifs et disculpe l’Allemagne en délivrant ce message : les Juifs mentent – depuis près de soixante-dix ans désormais. En culpabilisant l’Occident avec l’invention du génocide, ils ont permis la création d’Israël et, par ce biais, ont confirmé et étendu leur domination.