Il restera 130 millions d'euros dans la poche de Tapie

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Les premières auditions sur l'affaire Tapie ont commencé mercredi 3 septembre à la commission des finances de l'Assemblée nationale. Le député Charles de Courson, auteur d'un «mémoire introductif», y a révélé qu'en net après impôt, l'ex-homme d'affaires devrait percevoir beaucoup plus qu'annoncé: entre 106 et 144 millions d'euros. Accepté par l'Etat, le «compromis arbitral», qui a encadré le travail du tribunal arbitral, a aussi été rendu public et soulève de graves questions sur la conduite de l'Etat.

Mediapart publie l'intégralité de ces documents: le mémoire et le compromis. Ainsi que le deuxième volet de notre enquête (qui en comprendra un troisième) sur l'affaire Tapie/Adidas, en 1990-1994, au cœur de cette controverse judiciaire.

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Les auditions des personnalités concernées par l'affaire Tapie-Adidas, que la commission des finances de l'Assemblée nationale a engagées mercredi 3 septembre, ont déjà produit leur effet en apportant leur lot de révélations. Deux d'entre elles vont alimenter encore la controverse. La principale a trait au gain que pourrait faire Bernard Tapie: une fois déduites toutes les dettes qu'il doit payer, toutes les créances privées qu'il devra rembourser, et une fois payés les impôts sur les dédommagements que lui a alloués le tribunal arbitral, il devrait garder en poche, en net, une somme comprise entre 106 et 144 millions d'euros, avec une hypothèse moyenne probable de 132 millions d'euros.