Attentats de Nice et Magnanville: la filiale d’Al-Qaïda qui inspire les terroristes

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De l’auteur de l’attaque new-yorkaise courant septembre aux frères Kouachi, de nombreux djihadistes se réfèrent à Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA). Les attentats de Magnanville et de Nice sont, eux, des décalques de « recettes » préconisées depuis six ans par Inspire, son magazine de propagande. Ce qui interroge sur les lacunes en matière d’analyse du contre-terrorisme français.

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Quelques mots, incomplets mais lisibles, qui se détachent de feuillets tachés ne laissent planer aucun doute sur le mobile du crime. En interpellant Ahmad Khan Rahami, l’auteur présumé des attentats de New York et du New Jersey qui ont fait plus de trente blessés mi-septembre, la police américaine a mis la main sur un carnet.

Dedans, Ahmad Khan Rahami parle de « frère Adnani », le porte-parole de l’État islamique (EI) tué fin août par la coalition. On peut aussi lire une référence à « Cheikh Anwar » al-Awlaki, ce prédicateur américain d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQPA) tué par une attaque de drone de la CIA, le 30 septembre 2011, confirmant là l’influence que continue à exercer la franchise yéménite de l’organisation terroriste fondée par Oussama Ben Laden.