Une réplique de l’affaire Bettencourt secoue Bayonne

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Une histoire de gros sous, des avoirs cachés, une brouille familiale, des accusations d’abus de faiblesse : le sort de la richissime marquise de Moratalla, au cœur d'une vraie guérilla procédurale, est entre les mains du tribunal.

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Le 17 novembre prochain, la juge des tutelles du petit tribunal d’instance de Bayonne rendra une décision qui peut avoir une portée considérable. Elle doit statuer sur le sort de Soledad Cabeza de Vaca Leighton, marquise de Moratalla, 87 ans, qui est à la tête d’une fortune estimée à une centaine de millions d’euros. Alitée dans sa propriété, sur les hauteurs de Bayonne, la vieille dame est l’objet d’une lutte implacable qui oppose notamment son fils naturel à son fils adoptif, et qui rappelle par plusieurs aspects l’affaire Bettencourt. Avoirs logés dans des paradis fiscaux, conflit familial, accusations d’abus de faiblesse et de détournements, personnel de maison sommé de choisir son camp, licenciements, attestations croisées, plaintes en justice, jusqu’à certains hommes de loi ayant travaillé sur ces deux affaires… il ne manque en fait qu’un financement politique pour que la ressemblance soit parfaite.