Gérard Prêcheur: «On m’a demandé de prendre au moins 50% de vrais Français»

Par

Figure du football français, et directeur de l’Institut national du football (INF) de Clairefontaine à l’époque de l’affaire des quotas, Gérard Prêcheur a accepté de revenir pour la première fois en détail sur ce qu’il avait vécu en 2011. L'argument de la binationalité était selon lui un prétexte.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Trois Ligues des champions, championnat de France, Coupe de France : Gérard Prêcheur est parmi les entraîneurs français un des plus titrés – il a tout gagné avec l’Olympique lyonnais féminines. Mais avant cela, il avait exercé de très hautes responsabilités au sein de la Fédération française. Et il était notamment le directeur de l’Institut national du football (INF), ce pôle qui a formé les meilleurs joueurs de France, de Thierry Henry à Kylian Mbappé. À l’époque de l’affaire des quotas, il était donc aux premières loges. Et pour la première fois, il raconte dans le détail ce qui s’est passé. Comment le directeur technique national lui a demandé de sélectionner « au moins 50 % de vrais Français », alors que tous les adolescents recrutés à Clairefontaine étaient bien évidemment français, nés en France. Certains avaient seulement des origines étrangères.