Bachelot a peur «des jeunes médecins qui descendent dans la rue»

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Médecins et personnels hospitaliers sont appelés à manifester partout en France, et parfois à faire grève, jeudi 5 mars, pour dénoncer le projet de loi Bachelot en cours d'examen à l'assemblée nationale. Les médecins libéraux, quant à eux, s'inquiètent de voir leur liberté d'installation remise en cause. La ministre de la santé s'efforce de les rassurer, quitte à mécontenter certains élus de la majorité, selon lesquels les mesures votées sont insuffisantes pour faire face aux «déserts» médicaux.

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En plein examen par les députés du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoire, la ministre de la santé slalome entre les médecins hospitaliers et les médecins libéraux. Aux côtés des personnels de l'hôpital et des secteurs sanitaire, social et médico-social, les premiers sont appelés à manifester jeudi 5 mars partout en France par la plupart des organisations syndicales. Ils demandent le retrait de la réforme Bachelot et, au-delà, dénoncent «l'aggravation des conditions de travail, la baisse du pouvoir d'achat, l'accélération des suppressions de postes et la remise en cause des statuts». Les seconds, exerçant en cabinet, ne sont pas encore dans la rue, mais ils se mobilisent activement, via des rencontres et des courriers aux parlementaires, pour défendre leur liberté d'installation.