Omerta sur un essai clinique à la Pitié-Salpêtrière

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Un essai clinique mené à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, publié dans une grande revue, a été présenté comme une révolution pour les maladies auto-immunes, malgré de multiples irrégularités. Informées dès 2012, les autorités ont étouffé le scandale et encouragé le silence, illustrant l’opacité persistante du pouvoir hospitalo-universitaire.

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L’affaire de l’essai clinique Vascu-IL2 est un cas chimiquement pur d’omerta médicale, illustration de l'opacité persistante du système hospitalo-universitaire. Depuis 2012, des lanceurs d’alerte ont dénoncé des manipulations de données dans cet essai mené à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, qui a fait l'objet d'une publication dans le prestigieux New England Journal of Medicine (NEJM). Et il est apparu que l’un des dix patients de l’essai avait reçu le traitement expérimental sans avoir donné son consentement écrit, ce qui constitue un écart majeur, passible de sanction pénale selon le Code de la santé publique.