Intérimaires et saisonniers: l’Etat ne protégera pas tout le monde

Par Cécile Hautefeuille

Des centaines de milliers d’intérimaires et de saisonniers ont vu leurs missions interrompues. Si une partie a droit au chômage partiel, les précaires ne sont pas protégés des abus de leurs employeurs. Et encore moins de la réforme de l’assurance-chômage.

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Leur départ de la station de ski a été précipité. Ils n’ont eu que quelques heures pour s’organiser et partir en catastrophe. C’était le 16 mars dernier. Le jour du confinement total, ordonné par Emmanuel Macron. Adélaïde* et son compagnon étaient saisonniers, depuis novembre, dans une station des Alpes. Tous deux dans le secteur de la restauration. Leurs contrats respectifs devaient s’achever le 15 avril, mais l’activité a pris fin, brutalement, un mois plus tôt. « C’était la débandade !, se souvient Adélaïde. La station s’est vidée en très peu de temps. »