Centrale de Fessenheim: dix ans de plus, oui mais…

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L'autorité de sûreté du nucléaire autorise la plus vieille centrale française (1977) à prolonger de dix ans l'activité de son réacteur n°1. Mais cet avis est très théorique et conditionné à des travaux importants. Le sort final de Fessenheim dépendra du pouvoir politique et d'EDF.

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C'est désormais officiel : l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) autorise la centrale de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, à prolonger de dix ans l'activité de son réacteur n°1, comme l'avait révélé le Figaro fin juin. Mise en service en mars 1977, c'est la plus vieille installation nucléaire française. C'est aussi l'une des plus contestées par les écologistes, qui dénoncent sa vétusté et réclament sa fermeture immédiate. Elle est composée de deux réacteurs de 900 MW (par comparaison, les centrales plus récentes produisent entre 1.300 et 1.500 MW, comme à Paluel, Civaux ou Chooz).