Édouard Philippe veut «agir vite», mais «sans précipitation»

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Le discours de politique générale d’Édouard Philippe a permis de graver dans le marbre plusieurs promesses du candidat Macron. La plupart des mesures sont renvoyées à de futures discussions. Le premier ministre a obtenu une large confiance.

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La confiance est large. Et elle entre dans les records de l’Assemblée nationale. Mardi 4 juillet, Édouard Philippe a obtenu 370 votes pour, 67 contre et 129 abstentions après son discours de politique générale. C’est le plus faible nombre de votes contre depuis 1959. Il est intervenu au terme d’une après-midi durant laquelle le premier ministre, homme revendiqué de droite, s’est employé à dérouler la « méthode » qu’il entendait mettre en place pour atteindre le « cap » fixé la veille par Emmanuel Macron, au Congrès de Versailles. Pour ce faire, il a livré pendant un peu plus d’une heure un discours où figuraient tous les marqueurs libéraux du projet présidentiel, mais où les gages donnés à la gauche se sont faits pour le moins discrets.