Reconfinement: les travailleurs sociaux craignent le pire pour les jeunes précaires

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Malgré les contraintes sanitaires, ils s’efforcent de ne pas lâcher « leurs » jeunes, scolarisés ou en insertion. « On fait l’alphabétisation par Snapchat, les groupes de paroles connectés... », raconte une directrice de centre social à Lille. Une gageure.

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«On va maintenir l’action sociale, quoi qu’il en coûte », affirme Nordine, travailleur social rattaché au centre social de l’Alma à Roubaix (Nord). Chargé de la jeunesse, il passe, en temps normal, la moitié de son temps dans les rues d’un des quartiers les plus pauvres de la ville. Comme les autres éducateurs sociaux, il pourra continuer à faire ses maraudes, une attestation d’employeur en poche. Cependant, il ne pourra pas faire beaucoup plus que de prendre quelques nouvelles, prodiguer des conseils, et proposer des rendez-vous personnalisés, à défaut de pouvoir inviter les jeunes du quartier à des actions collectives.