Les dangers d’un face-à-face avec un Président inaudible

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Encore. Encore Sarkozy. L'envie est grande de prendre ses jambes à son cou. Ce serait une erreur, tant l'intervention présidentielle de ce jeudi pourrait être un tournant du quinquennat. Comme le fut, en 1996, celle de Jacques Chirac qui, quelques mois plus tard, fut condamné au rôle de « roi fainéant ».

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Encore. Encore Sarkozy. Les journaux de 20 heures interrompus. Trois chaînes TV mobilisées, tout comme la première radio privée, RTL, et des reprises en boucle partout. Les questions d'Alain Duhamel, le Johnny Halliday de l'interview politique. Des commentaires. Des avant, pendant et après. Une fois de plus, l'Elysée monopolise la totalité de l'espace d'information pour se livrer à une vaste opération de communication. « Expliquer, mettre en perspective, donner du sens, rassurer » : l'entourage présidentiel a préparé le terrain dans une mise en scène que le journaliste de France Inter, Nicolas Demorand, dénonce comme « le fait du prince ».