Des femmes journalistes dénoncent le sexisme des politiques

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« Ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous », « Ah mais vous faites le tapin, vous attendez le client » : quatre ans après l’affaire DSK, un collectif de 40 femmes journalistes politiques raconte dans une tribune publiée dans Libération le sexisme au quotidien des responsables politiques. « Tant que la politique sera très majoritairement aux mains d’hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires, rien ne changera », écrivent-elles.

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« Aux Quatre-colonnes, la petite salle où circulent députés et bons mots au cœur de l’Assemblée nationale, c’est un député qui nous accueille par un sonore: "ah mais vous faites le tapin, vous attendez le client ". Ou un autre qui nous passe la main dans les cheveux en se réjouissant du retour du printemps. (…) Dans une usine, c’est un ministre qui s’amuse de nous voir porter des chasubles bleues réglementaires et glisse que "ce serait mieux si vous n’aviez rien en dessous". Ou un conseiller ministériel qui demande, au retour des vacances, si nous sommes "bronzée vraiment partout". » Dans une tribune publiée dans Libération, seize journalistes politiques (dont l’auteure de ces lignes – lire notre boîte noire et ce billet de blog), au nom d’un collectif de 40 consœurs, dénoncent le sexisme des hommes politiques. Un machisme diffus, permanent, quotidien, qui touche tous les partis et tous les échelons du pouvoir. Et qui concerne trop d’élus ou de responsables politiques pour qu’il ne soit qu’un phénomène marginal, cantonné à quelques brebis égarées.