Tarnac: le PV de filature de la police est plus que jamais suspect

Par

Après six ans d'enquête, la justice avait signifié le 14 avril la fin de l’information judiciaire visant « le groupe de Tarnac ». Mais la principale pièce à charge, le procès-verbal de filature de la nuit du 7 au 8 novembre 2008, semble de plus en plus fragile. Les accusés ont déposé une demande d'acte à la juge d'instruction, que publie Mediapart.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 8 novembre 2008, plusieurs TGV balais, chargés d’effectuer un premier passage au petit matin, sont endommagés par des fers à béton accrochés dans la nuit sur les caténaires des lignes sud-est, nord et est. Après neuf mois de surveillance infructueuse, les policiers de l’antiterrorisme pensent enfin pouvoir « accrocher » Julien Coupat, présenté comme le leader d’un groupe de jeunes « anarcho-autonomes » installé à Tarnac. Selon leur procès-verbal de filature, Julien Coupat et sa petite amie Yildune Lévy se seraient arrêtés entre 4 h 05 et 4 h 20 du matin sur une voie de service, à proximité de la ligne LGV Est, où sera découvert dans la matinée un crochet métallique posé sur les caténaires.