En Corse, Philippe renoue le dialogue avec les nationalistes... sans rien leur dire

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Pendant deux jours, Édouard Philippe a traversé la Corse en compagnie du président de l’exécutif insulaire, Gilles Simeoni. Sur la forme, le premier ministre a rétabli le contact entre l’État et les dirigeants nationalistes. Sur le fond, il a inscrit ses pas dans ceux d’Emmanuel Macron, qui se refuse à parler d’autonomie.

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Corse, envoyée spéciale.– Les sourcils froncés, la mine grave et cette accroche : « J’arrive en Corse l’esprit très ouvert. » Mercredi 3 juillet au matin, à quelques heures de l’atterrissage du premier ministre à Bastia, Corse-Matin donnait le ton de la première visite officielle d’Édouard Philippe sur l’île. Un déplacement prévu de longue date, mais reporté à plusieurs reprises en raison du mouvement des « gilets jaunes ». Et qui s’annonçait tendu au regard de la dégradation des relations entre l’État et les dirigeants nationalistes, lesquels avaient boudé la dernière visite d’Emmanuel Macron à Cozzano, au mois d’avril.