Complémentaire santé : vers une médecine à trois vitesses ?

Par

Pour contrôler les dépassements d’honoraires, le gouvernement fixe de nouveaux critères pour encadrer les contrats santé. Hélas, personne n’y croit : ils risquent d’encourager les plus riches à souscrire une surcomplémentaire santé, ou pire, décourager les plus pauvres d’en souscrire une toute simple. Chronique d’une impuissance publique.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Les campagnes de pub parasitent déjà les ondes des radios. Selon la loi d’un marché hyper concurrentiel, les complémentaires santé se livrent une féroce bataille pour nous vendre un produit d’un genre nouveau, un brin monstrueux : une « surcomplémentaire ». Un contrat complémentaire à notre contrat complémentaire à l’assurance maladie. De quoi renforcer certaines garanties en fonction des besoins : dépassements d’honoraires extravagants de médecins spécialistes, orthodontie et couronnes dentaires en or, lunettes de luxe. Notre système de santé déjà à deux vitesses, l’assurance maladie obligatoire et complémentaire, serait-il en train de se doter d’une troisième ?