Pour contenter le plus grand nombre, Macron fâche tout le monde

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Sur les violences policières, les libertés fondamentales ou encore l’urgence climatique, Emmanuel Macron a tenté, vendredi, de défendre son action politique, en concédant quelques menues choses et en attaquant directement ceux qui le critiquent. Ce faisant, il a surtout réussi à nourrir de nouvelles colères.

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Une fois de plus, Emmanuel Macron a réussi à se mettre tout le monde à dos : les syndicats policiers, dont Alliance, Unité SGP Police-Force ouvrière et l’Unsa Police, qui ont appelé à ne plus faire de contrôles d’identité, voire à ne plus mener d’interpellations ; les manifestants qui se mobilisent contre la précarité et en faveur des libertés, et qui étaient encore plusieurs milliers dans la rue, le samedi 5 décembre ; les militantes féministes, qui ont répété que la réponse des pouvoirs publics en matière de lutte contre les violences sexuelles et sexistes n’était toujours pas à la hauteur, et qu’en aucun cas elle ne pouvait servir d’exemple pour lutter contre les discriminations.