Procès Mediator: Servier peine à impliquer les politiques

Par

L’ancien ministre de la santé Xavier Bertrand, auditionné ce jeudi 6 février comme témoin au procès du Mediator, a justifié l’inaction des politiques. Lui-même aurait très bien pu dérembourser l’antidiabétique déguisé en coupe-faim avant son interdiction actée en 2009. La défense du laboratoire Servier n’a pas brillé dans sa tentative de partager les torts dans ce scandale sanitaire.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La défense de Servier s’est piégée toute seule. Les avocats du laboratoire producteur du Mediator avaient eux-mêmes demandé que Xavier Bertrand soit cité à comparaître en tant que témoin. Ce qu’il a fait ce 6 février au tribunal correctionnel de Paris, quatre mois et demi après le début du procès fleuve. Il était invité à réaliser sa déposition en sa qualité d’ancien ministre de la santé. Il l’a été d’abord de 2005 à 2007, alors que le Mediator était toujours autorisé et remboursé par la Sécurité sociale ; puis du 14 novembre 2010 – en plein éclatement du scandale sanitaire puisque deux jours plus tard, l’agence du médicament admettait que le Mediator avait causé au moins 500 morts – à 2012.