Mediator: les ex-cadres de l’agence du médicament «retournés» par Servier

Par

Le procès aborde la question du « trafic d’influence » imputé au producteur du Mediator. D’anciens hauts responsables de l’agence du médicament sont jugés pour avoir reçu des milliers d’euros en échange de conseils donnés à Servier, notamment pour obtenir des autorisations de mise sur le marché. La police sanitaire a maintenu celle du coupe-faim jusqu’en 2009, malgré ses dangers.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ce 5 mars, le Mediator a fait une nouvelle victime, hautement symbolique. Céférina Cordoba, 66 ans, est morte à Brest. Depuis la veille, la pneumologue Irène Frachon était à son chevet. Céférina Cordoba a été la première patiente qui lui a permis de comprendre les effets secondaires du Mediator. L’avocat des victimes Charles Joseph-Oudin, ému, en informe le tribunal avant d’interpeler Charles Colin, transfuge de l’agence du médicament. Il répond de participation illégale d’un agent d’une administration publique dans une entreprise précédemment contrôlée : « Le fait que vous partiez travailler pour Servier est-il une des explications à la complaisance dont l’agence a fait preuve et au maintien tardif du Mediator sur le marché ? La rémunération forfaitaire que vous avez touchée de la part de Servier a-t-elle rétribué vos actions passées ? »