Le gouvernement peine encore sur la pénibilité au travail

Racorni, rapiécé et bientôt supprimé ? Le compte pénibilité, mesure-phare du quinquennat Hollande, risque fort de finir au tapis. Matraqué par le patronat, le projet est mollement défendu par les syndicats et délaissé par un gouvernement soucieux de ne froisser personne. L’inégalité face au travail, elle, reste implacable et scandaleuse.

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« Ce n’est pas une couleuvre mais un boa que le gouvernement va nous faire avaler. » Philippe Pihet, le monsieur Retraites de Force Ouvrière, ne se fait « plus d’illusions ». Le compte pénibilité, mesure emblématique de la réforme des retraites de janvier 2014, qui doit permettre aux salariés ayant exercé des métiers pénibles de pouvoir se former, travailler à temps partiel et surtout partir plus tôt à la retraite, a du plomb dans l’aile. Ce que le Parti socialiste défendait comme la contrepartie à l’allongement de la durée de cotisations, symbole de l’équilibre social-démocrate de sa politique, est même devenu « un grand foutoir », constate un observateur avisé du monde social qui suit le dossier brûlant de la pénibilité, encalminé depuis des décennies.

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