«Toi tu vas aller aux cuisines»: la drôle de gestion des œuvres sociales de la police

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Reprise en main après la mise en examen de son ancien président, l'association Anas tente de se reconstruire. Le rapport d'un policier mis à disposition, qui a démissionné en mars, dénonce la persistance de certaines pratiques.

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Ébranlée par l’enquête judiciaire qui a révélé début 2015 les malversations de son ancienne équipe dirigeante, l’Anas (Association nationale d’action sociale des personnels de la police nationale et du ministère de l’intérieur) tente depuis de se reconstruire. L’association a été créée en 1948 par des CRS qui avaient pris sur leur traitement pour développer les œuvres sociales de la police. Subventionnée par le ministère de l’intérieur et administrée par des policiers syndicalistes ou retraités, elle gère aujourd’hui des centres de vacances, un restaurant administratif, ainsi que l’établissement de santé du Courbat (Indre-et-Loire), où sont remis sur pied les policiers en bout de course (alcoolémie, burn-out, dépression, etc.).