Un juge estime «sérieuse» la thèse d'un lien entre GIA et armée algérienne

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Le jugeantiterroriste Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur l'assassinat desmoines de Tibéhirine, vient de demander au gouvernement la levée dusecret-défense sur tous les documents susceptibles d'accréditer la thèse selonlaquelle Djamel Zitouni (photo), l'ancien chef du Groupe islamique armé (GIA), était en réalité un agent des services secrets algériens.

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Le juge antiterroriste Marc Trévidic, chargé de l'enquête sur l'assassinat des moines de Tibéhirine, ces sept ecclésiastiques français enlevés en Algérie en mars 1996 et retrouvés décapités quelques semaines plus tard, vient de donner une ampleur inattendue à ses investigations. Dans sa demande de levée du secret-défense envoyée le 20 août à trois ministères (intérieur, défense et affaires étrangères), le juge semble décidé à enquêter au cœur des brouillards de la "décennie noire" algérienne des années 1990, durant laquelle près de 150.000 personnes ont trouvé la mort, d'après diverses associations de défense des droits de l'homme.