Le “système Baylet” au tribunal

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Jean-Michel Baylet poursuit Rue89 pour avoir dévoilé sa mise en examen, peu avant les “primaires citoyennes” d'octobre 2011. En révélant cette information, le site a commis une erreur sur laquelle se jette l'oligarque, qui réclame 100 000 €.

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L’ancien préfet du Tarn-et-Garonne n’y va pas de main morte, à la barre de la XVIIe Chambre (affaires de presse) du tribunal de Paris : « Le droit français s’arrête aux portes du département. Après, c’est le code Baylet. Il l’avait dit à mon prédécesseur : “la loi, c’est moi !” » Alain Rigolet, né en 1943, est nommé à Montauban à l’été 2005. Il a pour mission de faire prévaloir les intérêts de la République plutôt que ceux du potentat local et régional, qu’il présente comme une anomalie démocratique : Jean-Michel Baylet, propriétaire et PDG d’un groupe de presse monopolistique (La Dépêche du Midi), élu cumulard (sénateur, à la tête du conseil général et d’une communauté de communes), président du parti radical de gauche...