Des jardins d’Éole au répit d’une « salle de shoot », l’errance des usagers de crack parisiens

Par Rémi Yang

Après des évacuations à répétition, les consommateurs sont confinés dans un jardin du XVIIIe arrondissement. Les associations réclament la création de nouvelles salles de consommation et de lieux de repos. Le gouvernement n’a pas tranché.

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«Le parc est fermé, ça va être la cohue », prévient Franck, grand gaillard à la barbe fournie, veste militaire sur le dos. La camionnette blanche de l’association Gaïa vient de se garer sur le parvis des jardins d’Éole, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Dedans, la petite équipe associative se hâte d’achever les préparatifs de la distribution avant d’ouvrir la porte. Dehors, plusieurs dizaines de personnes qui zonaient devant les grilles fermées du parc s’agglutinent.