Mediator: le témoignage d'un ancien visiteur médical des laboratoires Servier

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France Info diffuse le témoignage (anonyme) d'un ancien visiteur médical de Servier. Il raconte les méthodes de vente mais aussi l'ambiance de l'entreprise, avec un fort «culte de la personnalité».

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«Si l'on s'appelait visiteur médical, nous étions avant tout des commerçants. (...) On était formatés pour minimiser les effets secondaires.» France Info diffuse le témoignage (anonyme) d'un ancien visiteur médical de Servier. Il raconte les méthodes de vente mais aussi l'ambiance de l'entreprise, avec un fort «culte de la personnalité»: «il fallait être dans le moule». Il y avait des principes à respecter. C'était l'allégeance à la «maison», l'allégeance à Jacques Servier. «On avait des formations sur le livre qu'il avait écrit à l'époque, et dont on faisait l'exégèse. On étudiait la morphologie de Jacques Servier, les mouvements de ses oreilles, les battements de ses cils. Je trouvais ça un peu étonnant. On était dans le culte de la personnalité L'ancien visiteur médical à la retraite ajoute : «Curieusement, on était tous conscients de cette espèce de chape. Mais chacun mesurait la chance qu'il avait d'être dans une entreprise dynamique. On avait une certaine fierté de travailler pour la maison Servier, dont on était loin de soupçonner toutes les dérives.»