Une biographie de Copé dévoile un ambitieux sans borne

Par
Deux journalistes ont enquêté sur Jean-François Copé, chef de file des députés UMP, en pleine ascension. Dans Copé, l'homme pressé, première biographie consacrée à cet ennemi de Nicolas Sarkozy, ils dissèquent son ambition élyséenne (de naissance) et quelques-uns de ses travers. En particulier, Frédéric Dumoulin (AFP) et Solenn de Royer (La Croix) reviennent sur son embauche, comme avocat, dans un cabinet d'affaires parisien.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

En avril 2009, Jean-François Copé avait publié un essai, ode à «l'hyper-parlement», affublé d'un titre un peu «gentillet»: Un député, ça compte énormément. Neuf mois plus tard, ses premiers biographes, Frédéric Dumoulin (journaliste à l'AFP) et Solenn de Royer (La Croix), révèlent qu'il avait en fait envisagé de barder son livre d'un bandeau rouge, franc du collier: «Face au Président». La tentation de déclarer la guerre à Nicolas Sarkozy publiquement le titillait. Prudent, Jean-François Copé a finalement résisté. Mais pour combien de temps?
Car le chef de file des députés UMP n'a qu'un objectif: enfiler les habits de chef d'Etat. Dans leur enquête ultra-fouillée (250 personnes interrogées), Copé l'homme pressé (l'Archipel), les auteurs rapportent qu'il bassinait déjà ses «flirts» du lycée avec son ambition élyséenne; même le jour de son mariage, dans le jardin de la belle-famille au Vésinet (Yvelines), ce diplômé de l'ENA avait estomaqué son beau monde: «Vous avez de la chance, vous êtes au mariage du futur président de la République» – une vraie tête à claques.