Finances publiques: une fois de plus, la Cour des comptes avait noirci le tableau

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Le déficit public sera sans doute en 2017 en deçà des 3 % du PIB et le déficit de l’État inférieur au niveau prévu dans la loi de finances, loin du scénario alarmiste décrit par la Cour des comptes en juin. Cette dernière peine à cacher ses biais idéologiques. 

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« Je n’ai pas un mot à retrancher. » C’est en ces termes que le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a souhaité clore le débat autour de l’audit des comptes publics remis à la fin du mois de juin 2017 au premier ministre. Cet audit que défend toujours l’ancien député socialiste, commandé par le nouveau gouvernement dès son arrivée aux affaires en mai, avait causé beaucoup d’émoi. La Cour des comptes n’y avait pas été pour rien. Elle avait communiqué sur le fait que la loi de finances 2017 était « entachée d’insincérités » et que « à politique inchangée », les dépenses publiques allaient déraper de « 8 à 9 milliards d’euros », faisant passer le ratio de déficit public de 2,8 % du PIB prévu à 3,2 %.