De Karachi à Kadhafi, Takieddine, l’ami encombrant du président

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Interpellé samedi avec 1,5 million d'euros en espèces alors qu'il revenait de Tripoli où il avait convoyé deux journalistes du JDD auprès de Kadhafi, l'homme d'affaires Ziad Takieddine se révèle de plus en plus encombrant pour le pouvoir. L'intermédiaire, lié aux sarkozystes, permit en 2007 la libération des infirmières bulgares, fort de ses liens avec l'entourage proche de Kadhafi. Notamment, selon nos informations, avec Abdallah Senoussi, condamné par contumace en 1999 pour sa participation à l'attentat contre le DC-10 d'UTA.

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Comme tout bon intermédiaire qui se respecte, Ziad Takieddine a plutôt vocation à rester dans l'ombre. Las, depuis l'emballement de l'affaire de Karachi, dans laquelle il concentre les soupçons de rétrocommissions en marge de certains contrats d'armement, l'homme d'affaires d'origine libanaise se trouve exposé en pleine lumière – et cela ne lui réussit pas.