La crise financière frappe l'UMP, écrasée de dettes

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Des adhérents qui tardent à renouveler leur cotisation, des dépenses excessives pendant les campagnes électorales de 2007. Le premier parti de France a creusé un déficit de 15 millions d'euros et se donne jusqu'à 2009 pour revenir à l'équilibre.

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Après le remaniement, le plan de rigueur. Nicolas Sarkozy semble appliquer ses réformes de l’Etat à l’UMP. Le mouvement, qui a accumulé une dette de 15 millions d’euros, va devoir réduire son train de vie. Son porte-parole, Dominique Paillé, évoque un « besoin de trésorerie de 22 millions d’euros » (plus du tiers de son budget annuel, qui s'élève à 50 millions d'euros, selon Le Canard enchaîné), mais affirme disposer « de 7 millions d’euros de placements ».
Le porte-parole explique cette dette par « les nombreuses embauches de pré-campagne, qui ont considérablement augmenté notre masse salariale, un siège de l’immeuble qui nous coûte cher et ne nous satisfait pas complètement puisque nous devons louer des salles pour les grands rassemblements (conventions thématiques, conseil national, etc.) et enfin l’alimentation financière des clubs et mouvements associés ».

 

« On a toujours été riche, mais là, on a vraiment trop claqué. Il est indispensable de réduire notre train de vie si nous voulons préparer dans de bonnes conditions financières la présidentielle de 2012 », a confié un hiérarque du parti au Canard enchaîné.

 

Mais la « RGPP de l’UMP » (en référence à la "Révision générale des politiques publiques" menée par Nicolas Sarkozy à l’échelle de l’Etat) serait en marche depuis l’arrivée à la tête du mouvement, en septembre 2007, de Patrick Devedjian. Les effectifs de l’UMP seraient revenus à la normale suite à de nombreux «départs volontaires» vers les cabinets ministériels, l’Elysée et les collectivités territoriales.

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