Avec sa primaire à droite, l'UMP apprivoise la «démocratie»

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En fixant les règles de la primaire de 2016, l'UMP vient d'opérer une rupture historique. Tout chef de parti et ancien président qu’il est, Nicolas Sarkozy est redevenu un ambitieux comme un autre. Bonaparte a déserté la rue de Vaugirard.

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«La Ve République ne peut être l'otage des partis politiques et le candidat à la présidentielle pris en otage par son parti. L'idée du général de Gaulle, c'était d'instaurer une élection présidentielle à deux tours, pas à quatre tours. » En septembre 2011, à quelques semaines de la primaire socialiste qui allait désigner François Hollande candidat à la présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy n’avait pas de mots assez durs pour qualifier le mode de désignation choisi par le camp adverse. Les autres figures de l'UMP s'en donnaient également à cœur joie. « Une machine à diviser » (Jean-François Copé), « le casino des ambitions personnelles » (François Fillon), « un concours Lépine de la promesse la plus démagogique » (Christian Jacob)... Toutes les formules étaient bonnes pour tenter de délégitimer une procédure saluée par les médias comme « une avancée démocratique ».