L’ombre de Clément Méric au procès des skinheads

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Critiquée par les uns, glorifiée par les autres, la personnalité de Clément Méric est omniprésente au procès des trois skinheads accusés d’avoir provoqué sa mort.

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Une ombre légère, mais obsédante, plane au-dessus de la cour d’assises de Paris, où l’on juge depuis mardi trois skinheads d’extrême droite impliqués dans la mort de Clément Méric, le 5 juin 2013 à Paris. Au-delà du sort des trois accusés, et sans même parler des enjeux politiques du procès, c’est la personnalité de la victime, icône juvénile morte à 18 ans sous les coups de ses adversaires, qui revient à chaque instant dans les débats et imprègne les esprits. Les trois brutes repentantes qui comparaissent n’ont –  a priori – que peu d’atouts pour inspirer de la sympathie au jury. L’affaire est grave, malgré les zones d’ombre qui subsistent. Il s’agit donc, pour la défense, de susciter une once de pitié qui puisse cheminer jusqu’au cœur des jurés, et surtout d’instiller le doute dans les esprits.