Le scandale Chantal Jouanno en cache beaucoup d’autres

La présidente de la Commission nationale du débat public renonce à animer le Grand débat national mais veut garder son salaire de 14 666 euros brut par mois. Un système qui en dit long sur le fonctionnement des autorités administratives (soi-disant) indépendantes, dont les présidents profitent de rémunérations décidées de manière opaque par le pouvoir.

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Le scandale dans lequel Chantal Jouanno, ex-ministre sarkozyste et actuelle présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), est emportée, fonctionne comme un miroir à facettes multiples. On y discerne les nouveaux errements d’un pouvoir qui face à l’insurrection des gilets jaunes cherche sans cesse, dans la panique, de nouvelles parades qui tout aussitôt viennent nourrir un peu plus la crise au lieu de la colmater : ainsi le Grand débat national voulu par le gouvernement pour tenter de montrer qu’il était à l’écoute du pays vient-il, avant même d’avoir démarré, d’être totalement pollué par l’affaire de la rémunération exorbitante de celle qui devait l’animer.

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