Combattre maintenant une présidence hypertrophiée

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Macron l’avait dit : il ne voulait pas d’une « présidence normale ». Il l’a fait : depuis son élection, l’accumulation de graves conflits sociaux montre les dangers d’un exercice du pouvoir sans limites. La journée de samedi peut être un tournant.

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Raté. Au terme de la trente-sixième journée de mobilisations contre la réforme des retraites, le plus long conflit social depuis plus de trente ans, le gouvernement a perdu trois paris importants. Il misait sur un épuisement de la contestation. Les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté dans tout le pays ce jeudi l’ont spectaculairement démenti. Les taux de grévistes à la SNCF (66,6 % des conducteurs, 57,6 % des contrôleurs), à la RATP, dans l’Éducation nationale demeurent aussi élevés qu’en décembre. Les cortèges dans les régions et à Paris ont été tout aussi importants.