Pourquoi Toulouse est l’un des bastions des gilets jaunes

Après douze semaines de mobilisation, Toulouse s’est affirmée comme l’une des places fortes des gilets jaunes. La colère populaire, profonde, qui s’y exprime chaque samedi, débarque de toute la région et prospère sur un terreau frondeur historique et des rituels mouvementistes bien rodés. Elle s’alimente aussi du constat amer de la déconnexion des élus et de la brutale répression policière.

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Toulouse (Haute-Garonne), de notre correspondant.– Finalement, la 13e édition de la traditionnelle fête de la Violette qui devait se tenir samedi 2 et dimanche 3 février sur la place du Capitole a été annulée. En échange, samedi vers 15 heures, la place emblématique s'est couverte de gilets jaunes. Une demi-heure plus tard, à l'embouchure de la rue du Taur, les policiers de la BAC procédaient à deux interpellations et à un grenadage de lacrymos. Dispersion, recomposition, départ en « manif sauvage » dans les rues du centre-ville, affrontements avec la police, etc.

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