Dans les Hauts-de-Seine, Sarkozy, « ça ne marche plus »

Par

Considérés comme « le laboratoire de la droite », le département des Hauts-de-Seine a longtemps été le repaire intime de la Sarkozie, de ses affaires et de ses petits arrangements. Mais ici, comme ailleurs, le retour de l'ex-chef de l'État à la tête de l'UMP passe mal, voire n'est même plus un sujet.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il en parle comme de son premier amour. Avec cette « émotion particulière » qui accompagne les souvenirs heureux. C’est ici que tout a commencé. Dans ce petit bout de terre de 176 km2, posé à l’ouest de Paris. « Ce département des Hauts-de-Seine qui (lui) a tout donné ». Et « qui a été le premier à (lui) faire confiance ». Des prémices de son histoire avec le 9-2, Nicolas Sarkozy se souvient de tout. « Les premiers souvenirs, on ne les oublie pas », confiait-il lors d'un meeting de campagne pour la présidence de l’UMP, organisé fin novembre à Boulogne-Billancourt, là-même où il assista, en 1974, à sa première réunion politique. « Ce jour-là, au bout de cette salle, moi j’ai senti dans mon cœur que ma vie, elle était dans l’engagement politique au service de mon pays. »