Prud’hommes: «Plafonner revient à mettre une étiquette de prix sur les licenciements»

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Le plafonnement des indemnités prud'homales est l'un des plus puissants répulsifs à la loi sur le travail, constamment rappelé par les manifestants lors de la mobilisation mercredi 9 mars. Le chercheur Sebastian Schulze-Marmeling revient sur cette proposition, ainsi que sur l'affirmation selon laquelle les prud'hommes seraient un frein à l'embauche. 

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C'est l'une des mesures les plus critiquées du projet de loi sur le travail. En cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, l’employeur saura précisément ce qu’il lui en coûtera de se séparer abusivement d’un salarié, selon son ancienneté dans l'entreprise. Sebastian Schulze-Marmeling, chercheur associé au Centre d’étude de l’emploi, critique sévèrement cette proposition du gouvernement. Spécialiste du conflit au travail, il bat également en brèche une partie du discours patronal. En 2014, il a réalisé une étude qui montre que les conseils de prud’hommes ne sont pas un frein à l’embauche.