Dans son livre, Vallaud-Belkacem se raconte moins lisse qu'elle ne paraît

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La ministre de l’éducation nationale publie, en pleine campagne présidentielle, un livre au ton très personnel (La vie a plus d’imagination que toi, Grasset), parfois pertinent, dans lequel elle tente de se défaire de son image lisse. Et où elle défend le bilan du quinquennat en matière éducative. 

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Tout commence par des expéditions, des déambulations et des transgressions. Il faut imaginer alors ce que Paris peut représenter pour une jeune femme née au Maroc et qui a grandi à Amiens nord. Ce quartier, parfaite illustration de ce que la politique de la ville a pu produire de pire, il a fallu le quitter tôt à quatre heures du matin, non sans avoir pris soin d’emporter des victuailles, comme pour un long voyage. Ce jour-là, celle qui s’appelle encore Najat Belkacem se rend à Paris, avec son chaperon paternel, pour passer le concours d’entrée à Sciences-Po, après une licence de droit.