Ce que Tapie a dit pendant sa garde à vue

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Avant d’être mis en examen pour « escroquerie en bande organisée », Bernard Tapie a esquivé la plupart des questions de la Brigade financière. Celle-ci détient malgré tout de nouvelles preuves de l'implication de l'Élysée dans la préparation de l'arbitrage. Elle a aussi établi que l'ex-homme d'affaires avait des relations privées avec Me Gilles August, l'avocat... de la partie adverse.

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Placé en garde à vue pendant 96 heures avant d’être mis en examen pour « escroquerie en bande organisée », vendredi 28 juin, Bernard Tapie n’a pas dit grand-chose aux policiers de la Brigade financière. Ou plutôt, il a essayé d’esquiver la plupart des questions embarrassantes. Mais en vérité, il n’y est parvenu qu’avec d’infinies difficultés, car la justice détient désormais tellement d’indices de fraude à l’arbitrage, que l’ex-homme d’affaires a sans cesse été dans l’embarras pour répondre au feu roulant des questions.