Affaire Tapie: le réquisitoire d'un juriste contre Bercy

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Thomas Clay, spécialiste du droit de l'arbitrage, a créé la surprise, mercredi 10 septembre, lors des auditions de la commission des finances de l'Assemblée au sujet de l'affaire Tapie: il a jeté une lourde suspicion sur le comportement de l'Etat qui a eu recours à des procédures sans aucun précédent. Entendu, lui aussi, Jean Peyrelevade, l'ancien PDG du Crédit lyonnais, a accusé les arbitres «soit d'incompétence soit de mauvaise foi». Quant à Bernard Tapie, il a répété avoir été trompé par le Crédit lyonnais, qui aurait usé de procédés à «caractère mafieux».

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La nouvelle journée d'auditions, auxquelles a procédé, mercredi 10 septembre, la commission des finances de l'Assemblée nationale, au sujet de l'affaire Bernard Tapie et des 390 millions d'euros que lui a alloués un tribunal arbitral, a tenu toutes ses promesses. Mais pas forcément pour la raison à laquelle beaucoup pensaient: si Jean Peyrelevade, l'ancien patron du Crédit lyonnais, et Bernard Tapie, ont polémiqué à distance, le premier étant entendu le matin et le second l'après-midi, c'est une personnalité beaucoup moins médiatique qui a fait sensation, le professeur Thomas Clay, confirmant les soupçons qu'inspire le comportement de l'Etat dans cette affaire.