Cadeaux et procurations en pagaille: l’élection qui secoue le Sénat

Concerts, dîners, cadeaux : pour gagner son siège de sénateur en septembre, Jean-Pierre Bansard, l’une des plus grosses fortunes de France, a sorti le grand jeu. Au point que des élus s’interrogent sur la régularité de sa campagne. Enquête sur une entreprise électorale inédite.

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À 77 ans, Jean-Pierre Bansard est un homme accompli. Le fondateur du groupe Cible, parmi les 300 premières fortunes de France, est propriétaire de plusieurs hôtels de renom et accumule les titres honorifiques : président du Consistoire au début des années 1990, chevalier de l’ordre national du Mérite et grand officier de la Légion d’honneur depuis 2015. Ne manquait qu’un siège de sénateur. Aux dernières élections de septembre, à la surprise générale, sa liste en a remporté deux dans une circonscription « exotique » à souhait, celle des Français de l’étranger, propice aux dérives clientélistes, puisqu’elle est dotée d’un collège électoral de 533 votants seulement (des conseillers consulaires répartis aux quatre coins du monde).              

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